Un “papier ” du Capitaine Vincent de 1992

En scannant le bulletin 21 d’avril 1992 réalisé par Jean-Pierre ELIAS j’ai relu un article du Colonel Robert VINCENT qui commandait notre 5e et 1ère compagnie à Coët, article que j’avais complètement oublié.

01-Cne-vincent

La journée de parrainage, les présentations faites par la Strass actuelle m’ont fait relire cet article avec beaucoup d’intérêt.

Les contacts assez réguliers que j’ai eu avec le général DESCHAMPS, surtout après mon départ du service actif en 1991 m’avaient déjà fait comprendre le pourquoi de l’attitude de nos voraces et des regrets qu’ils avaient eu dans la méthode de formation de l’ESM et du manque de sentiments avec les EOA de notre époque. Je l’ai d’autant plus compris que nos relations avec notre vorace sont devenus très amicales et que nous avons compris l’attachement qu’il avait pour ses élèves, cf. sa présence aux obsèques de tous les petits cos de la section et aux réunions auxquelles il a été invité.

J’avais côtoyé le colonel Vincent de 1986 à 1988 alors qu’il était CEM de l’Inspecteur des réserve, et nos relations furent amicales quoique toujours un peu distantes – il était toujours un peu le vorace.

En relisant cet article du “Capitaine Vincent” j’ai eu la confirmation de ce qu’ont ressenti nos voraces pendant ces 2 années. Et j’en suis toujours étonné : son enthousiasme la première année et sa désillusion la deuxième. Je ne savais pas que nous avions donné une priorité à la “Pompe” (voir p 52) – unique objet de nos ressentiments – pour pouvoir être bien classé et choisir l’Arme bien aimée ! Je ne l’avais pas vu comme cela ; peut-être parce que voulant l’Infanterie je n’avais pas besoin de chiader la Pompe plus que nécessaire.

Par contre j’ai lu avec beaucoup d’intérêt ses propositions pour une évolution du cursus en 3 ans… évolutions que nous avons déjà constaté au parrainage de 1991. Je pense que le cursus actuel est encore plus proche de la proposition de la page 54.

Pour ceux qui n’auraient pas gardé le bulletin 21, ils peuvent le retrouver dans la pages des bulletins archivés mais j’en ai fait un extrait à lire ci-dessous.

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Pour conclure, je dirai que 50 ans après notre sortie, je découvre toujours des événements que j’ai (ou nous avons) ignorés. Je n’avais souvent jugé ce qui s’est passé que par le petit bout de MA lorgnette et il a fallu longtemps pour allez voir du coté du grand bout.

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Un grand merci à Jean-Pierre ELIAS qui assurait la fonction de secrétaire et qui a réalisé ce bulletin dans des conditions bien plus difficiles que de nos jours.

PS : je n’ai pas perdu mon temps à scanner laborieusement ce bulletin

Guy RAGEOT
A ne pas confondre avec le Ouèbemaitre … qui n’est qu’un vulgaire gestionnaire de site et ne peut pas avoir d’idées ou avis personnels !!!



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CR officiel de la journée de parrainage 25/50 et vidéo

à Coëtquidan le samedi 19 mars 2016

Ceux qui ont vécu cette journée ne trouveront pas dans ce compte rendu l’émotion qu’ils ont ressenti au cours des différentes phases du parrainage ; elle en aura été pourtant le trait dominant.

Les 80 petits-cos pour la plupart accompagnés de leurs épouses ,3 de nos veuves et quelques enfants ont convergé vers Coët ce samedi en matinée sous un ciel clément pour l’ondée mais dont la couche nuageuse empêchait le soleil de réchauffer les vieilles carcasses. Arriver par Bellevue nécessite de traverser l’ancienne école, d’entrevoir l’îlot M puis l’îlot T- déjà que de souvenirs – avant de découvrir la nouvelle école qui, rappelons le, fête tout de même son ½ siècle.

Accueil, échanges, café et rafraichissements, convivialité. Les promos ESM et EMIA se retrouvent. Vers midi direction le mess et sa queue et son self : passons… un zeste de bahutage ne nuit pas !

Après le repas, nous voici dans la cour Wagram devant le Coquillard : ce célèbre monument a été replacé dans un cadre que je ne saurais décrire, je le préférais sans son entourage…mais mieux astiqué ! La promo HERVOUËT en grand U et sabre face à lui et de part et d’autre pour faire le carré la SERMENT de 14 en tenue de ville et la DELESTRAINT en uniforme.

Chaque promo, qui compose désormais son chant propre, entonne à son tour : La Madelon pour ce qui nous concerne sous la baguette de l’inamovible chef (il dirigeait la chorale à la messe de notre triomphe), puis le chant de la Delestraint qui se termine ainsi :  

Général Delestraint, que la gloire de ton nom

Nous rappelle à jamais que notre Promotion

A fléchi le genou devant le sacrifice

D’un officier français.

Enfin celui de la Hervouët dont voici le refrain :

Ni peur ni trépas, la Promotion nouvelle honore votre mémoire

De l’Afrique au Tonkin,

Cette vie glorieuse anime notre espoir, Capitaine Hervouët ouvrez la voie.

Puis suit l’appel des parrains et filleuls. A titre perso, j’ai donc formé un trinôme de secrétaires de promo. Nous avons pu déambuler quelques minutes pour faire connaissance.

Connaissez-vous le cinéma Bonaparte ? C’est là que nous allions pour dormir au lieu de s’instruire pour vaincre, autrement dit le cinéma des écoles vers l’entrée du camp. Bon, cette fois ci ce n’est pas au pas de gymnastique que nous l’avons rejoint mais dans de confortables bus ; très beau discours du Général BLACHON, commandant les Écoles, puis présentation de la scolarité par le commandant de la promotion. Chaque promo a ensuite présenté la sienne par la voix de son Père Système. Le notre, après une brève introduction, avait délégué Claude CARRE pour cet exercice puis Bernard PHILIPPE a présenté succinctement la PGF : tous ces exposés figurent sur le site et dans le bulletin et sont à voir et écouter dans la vidéo ci-dessous. Je dois avouer qu’à aucun moment je n’ai fermé l’œil captivé par la qualité des interventions.

Retour (en bus) à l’école pour une brève mais très émouvante cérémonie au Musée du Souvenir : après le mot d’accueil de notre petit-co Patrick JARDIN, Président de l’Amicale du Musée, chaque promo a procédé à l’appel de ses morts, puis ravivage de la flamme, sonnerie aux morts et minute de silence avant que chacun jette un coup d’œil aux expositions parmi lesquelles celle du serment de 1914.

Les promos ESM et EMIA se sont retrouvées pour la messe.

A la tombée de la nuit, cour Rivoli, la dernière cérémonie regroupait l’ensemble des promos de part et d’autre de la statue équestre du cavalier Marceau, ESM d’un côté, EMIA de l’autre.

La mise en place initiale ne concernait que les 25/50 puis les jeunes venaient s’imbriquer dans nos rangs en chantant ; ce moment nous réchauffait le cœur sans doute et le corps peut-être et nous en avions bien besoin car il faisait un froid glacial dans cette cour (pas de pluie cependant !). Honneurs aux drapeaux, Présentation au général, belle allocution de Pierre Jacques COSTEDOAT aux promos HERVOUET et NUNGESSER (EMIA), chants « La Galette » et « La Prière ». Cérémonie simple sous les projecteurs mais encore une fois très émouvante.

Il ne restait plus qu’à déguster un excellent repas (servi !!) en compagnie de nos filleuls et épouses. Repas mieux digéré que notre performance au rugby contre l’Albion toujours aussi perfide. Ce dernier commentaire qui se veut humoristique, souhaite, en conclusion résumer le ton de cette journée : si en ce premier jour du printemps, le mercure du thermomètre n’était pas au rendez-vous, l’accueil, le programme et le déroulement des activités ont été marqués par beaucoup de chaleur dans les contacts et échanges et nous sommes repartis regonflés d’enthousiasme. A Coët, tout a changé quant à la formation mais rien n’a changé dans l’état d’esprit : en tous cas c’est ainsi que je l’ai vécu.

Pour les fanas une vidéo de 44 min avec la présentation de la S14 et de la PGF



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Parrainage : les textes des présentations et autres lettres

et la liste des parrainages en fin d’article

DSC_3408Lettres de remerciement du Système

Au CBA Cornilleau, officier “tradition” des Écoles, en charge de l’organisation du parrainage

Mon Commandant,

Un peu submergé par mes propres petits cos, nos filleuls , nos camarades EMIA/50, les activités qui s’enchaînaient, et votre discrétion aidant,  je n’ai pas pris le temps de vous remercier .

Nous avons vécu un moment inoubliable, dans cette nouvelle École que bien peu d’entre nous connaissaient.

Nos jeunes ont su trouver dès le départ le ton juste entre respect des Anciens et amicale camaraderie en nous accueillant chaleureusement.
La cérémonie de binômage au Coquillard était parfaitement organisée par la Promotion Hervouët qui avait su pour chacun trouver des correspondances créatrices de liens.
Le choix forcé de l’amphi Bonaparte s’est révélé excellent : nous y avions tous tant dormi !!! et ce jour-là aucun ! Les présentations ont toutes été de grande qualité.

Émotions au Musée du Souvenir, à la messe, et que dire de la Cour Rivoli ! Chacun d’entre nous en est sorti ragaillardi…si ce n’est rajeuni!

Et pour terminer un repas tradi de la meilleure facture (félicitations particulières au service alimentation et au lycée hôtelier).

De tout cet ensemble, il est évident que la Promotion Hervouët en a assuré la charpente et la mise en œuvre. Mais je connais trop les Écoles pour ignorer le rôle essentiel du Commandement en la circonstance. Acceptez donc nos très vifs remerciements, que je vous demande de transmettre à tous ceux qui ont œuvré dans l’ombre (plantons, cuisiniers,chauffeurs,secouristes…). J’ai cherché en vain un point à améliorer…..!

Très cordialement

Au petits-cos de la Serment de 14

Mes chers petits cos,
Nous venons de vivre une journée tout à fait exceptionnelle. Des instants riches de souvenirs, des cérémonies rigoureuses et émouvantes, dans une ambiance de fraternelle camaraderie. Il en sera fait un compte rendu exhaustif tant sur le site que dans le bulletin à paraître prochainement.
Mais sans attendre je me dois de vous dire à tous, aux présents de samedi mais aussi à ceux qui n’ont pu se joindre à nous, que nous pouvons être fiers.
Fiers de notre Promotion, qui a su se mobiliser et marquer tout le monde par sa forte présence et sa jeunesse d’esprit.
Fiers de nos filleuls. Si tout ce que nous avons connu a presque disparu, si tout change autour de nous, rien ne bouge : ils ressemblent trait pour trait à certains Saint‐Cyriens de l’année 1965 et nous pouvons être certains qu’ils perpétueront les valeurs qui font l’Officier Français.
A tous ceux qui ont participé à ce grand succès, un énorme Merci .
Et que Vive la S14 !

v-celerier

Philippe CELERIER  Col(h) – Père Système de la S14

Les 3 Pères Système

Les 3 Pères Système

Allocution de Pierre-Jacques COSTEDOAT aux promotions Capitaine HERVOUET et Lieutenant NUNGESSER (EMIA)

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Général d'Armée (CR) Pierre-Jacques CASTEDOAT

Général d’Armée (CR) Pierre-Jacques CASTEDOAT

Présentation de la Plus Grande France par Bernard PHILIPPE

La Promotion de la Plus Grande France a fait l’Histoire de France, notre Histoire.
Ils étaient 500, entrés à Saint Cyr l’Ecole en 1938 pour deux ans ; dont 12 étrangers : 4 Roumains,
3 Péruviens, 2 Luxembourgeois, un Estonien, un Syrien et un Iranien.
Un an après, ils étaient nommés sous-Lieutenants et envoyés au combat.
Notez la similitude, à 25 ans d’intervalle avec la Promotion de la Croix du Drapeau, celle qu’évoque
notre nom de Promotion “Serment de 14”, incorporée en 1913 et envoyée au combat en 1914. Deux
conséquences pour eux :

  1.  l’une anecdotique : étant nombreux et n’ayant pas vécu la 2° année, ils se connaissaient mal entre
    eux. Cela n’a pas empêché, jusqu’à maintenant, un attachement à la Promo absolument exemplaire.
  2.  l’autre très grave : ils n’ont pas eu du tout la formation de deuxième année.
    Je cite l’un d’entre eux : “Nous avons été très mal instruits, préparant la guerre hippomobile de 1918.

Nous avons appris à monter à cheval mais aucun cours de moto ou d’auto, ni technique, ni conduite.

Notre formation était du style commando, coups de main, faire des prisonniers ; mais aussi guerre

de tranchée, pelle-bêche… Notre habillement et notre armement, à l’exception de l’excellent FM 24-

29, étaient ceux de 1918″.

La grande majorité a rejoint les régiments d’infanterie, mais, ce qui est plus étonnant : 40 rejoint
l’Armée de l’Air ; et, si 41 sont allés dans la Cavalerie, les 27 qui ont choisi les chars de combat ont
été affectés… dans l’Infanterie.
Dans les conditions que je viens de décrire, et compte tenu d’un équipement et d’un armement
désastreux, leur héroïsme n’a pas suffi. Dès 1940, 61 ont été tués et 190 ont été faits prisonniers,
c’est à dire la totalité de ceux qui servaient dans les unités d’infanterie. Beaucoup tentèrent de
s’évader, certains à plusieurs reprises. 4 y furent tué, une trentaine a réussi.
Ceux qui n’étaient pas – ou n’étaient plus – en captivité, ont combattu dans la Résistance et la France
Libre, en Syrie, à Madagascar, en Afrique du Nord, en Italie et dans les campagnes de France et
d’Allemagne. 34 tués.
En 1945, beaucoup ont été volontaires pour lutter, en Indochine, contre le Japon puis contre les
Viets. 177 y firent un, deux ou trois séjours. 19 d’entre eux sont morts pour la France. Certains ont
connu les prisons Viet après Dien-Bien-Phu.
Puis ce fut l’Algérie : 189 y ont été engagés, 5 morts au combat.
Au total, la Promo compte 120 Morts pour la France, 17 Morts en Service Commandé. Environ 70
ont été blessés au combat.
Un peu plus de 200 ont quitté l’Armée, en 1945 ou après l’Algérie. Ils ont réussi brillamment leur
carrière civile. Parmi ceux qui sont restés, 80 généraux dont trois Généraux d’Armée. Ils se sont par
la suite répartis dans divers armes et services, dont 21 dans la gendarmerie. Au moins 7 sont Grands
Officiers de la Légion d’honneur, car je ne suis pas sûr que ce chiffre soit à jour.
Je voudrais citer quelques noms, peut-être pas les plus méritants, mais ceux qui se sont distingués
d’une manière particulière, héroïque ou originale. Un choix donc très subjectif.

Parmi les morts pour la France :

Louis de Bettignies : laissé pour mort en 40 ; prisonnier, évadé ; Tunisie, Italie, France ; cinq
blessures ; tué en 45 ; nous sommes toujours en contact avec sa veuve, sa fille et son petit-fils.
Marc Charras : aviateur ; héros de Normandie-Niemen ; abattu en Indochine.
Jacques Lalande : blessé en 40 ; héros des Glières ; torturé ; assassiné par la milice.

Parmi les autres, et par ordre alphabétique :

Jacques Barbarin : onze enfants, dont plusieurs religieuses et un cardinal.
René de Bourmont : jésuite.
Jacques Chambon : père système ; Commandeur dans cinq ordres nationaux africains.
Jean-François Clouet des Perruches : Compagnon de la Libération.
Henri Durteste : moine bénédictin.
Jean-Paul Etchevery : Général d’Armée ; Gouverneur Militaire de Metz ; auteurs de romans qui
ont eu un beau succès de librairie.
Dimitri de Favitski (vivant) : Ambassadeur de France ; son dernier poste : ambassadeur à Chypre.
– Jean Favreau : Général d’Armée ; Gouverneur Militaire de Paris ; assassiné en Gironde par un
voyou qui voulait le voler.
Robert Granger et Philippe Nicolas (vivant) : ont participé à la grande évasion de l’Oflag 17/A,
qui a fait l’objet d’un documentaire vu à la télévision, et qui a inspiré le film américain du même
nom.
Maurice Henry : douze citations ; cinq blessures ; Inspecteur de l’Infanterie, président de la Saint-
Cyrienne ; second président de la Promo.
André Matteï : légionnaire ; héros d’Indochine et en particulier du livre de Paul Bonnecarrère “Par
le sang versé” ; lui-même auteur de “Tu survivras longtemps”.
Georges Mihail : Roumain ; a connu des moments difficiles ; en 2006, peu avant sa mort, il a
rédigé un vibrant hommage à sa Promo.
André Nau : carrière courte ; a consacré 44 ans de sa vie à sa Promo comme secrétaire.
Lucien Poirier : stratège ; enseignant et écrivain.
Jacques Richard : secrétaire général de l’UNR ; sénateur ; député.
Jean Richard : Général d’Armée ; major d’entrée ; a perdu son bras droit en 40 ; a commandé les
Écoles de Coëtquidan ; Inspecteur de l’Armée de Terre ; premier président de la Promo.
Georges Roudier : a perdu son bras droit en 45 à Hanoï contre les Japonais ; Commandant la
Région Militaire de Rennes.
Jean Souriau : a commandé la Promotion “Serment de 14”.

Un mot des vivants.

Ils sont 10, âgés de 96 à 99 ans. Pour ce parrainage, nous avons demandé aux deux généraux de division de vous adresser un mot. Les voici :

Je cite le Général Étienne de GRASSET :

” J’ai eu l’occasion de connaître le Capitaine Hervouët en janvier 1952 ; il était alors tout jeune
capitaine, au poste prestigieux – et confortable – d’aide de camp du Général Juin, bientôt Maréchal.

Il devait incessamment faire son temps de commandement de capitaine pour entamer une brillante carrière ; il demanda au Général Juin, chef du Commandement OTAN Centre Europe, d’appuyer ses démarches pour obtenir non pas une unité blindée OTAN, mais l’unique escadron de chars M24 en opération au Vietnam.

A Dien Bien Phu, il y rencontra la gloire et la mort au Champ d’Honneur.”

Je cite le Général Jean NOS :

” Comme vous la Promo Capitaine Hervoët, notre Promo de la Plus Grande France était animée de la même ardeur à servir la France. Nous avons été nommés sous-Lieutenants à un an d’école et envoyés immédiatement faire la guerre contre l’Allemagne. Nous avons pris en 1940 une raclée terrible en Belgique, mais avons participé à la victoire de 1945 puis aux guerres d’Indochine et d’Algérie.

Votre promo aura sans doute – mais on ne sait pas – une existence plus tranquille que la nôtre.

Comme la “Plus Grande France”, vous n’agrandirez pas notre territoire mais servirez avec honneur et fidélité.”

Je vous souhaite comme moi d’atteindre 96 ans et d’avoir une bonne promotion marraine.”

Après la parole de nos très grands anciens, je n’ajouterai qu’un mot pour souligner leur extraordinaire modestie, y compris quand le Général Nos se dit heureux d’avoir une bonne promotion marraine, car il parle de nous, la “Serment de 14”. Or, nous sommes bien les filleuls de la “Plus Grande France” et fiers de l’être.

Général Bernard PHILIPPE secrétaire de la PGF

Général Bernard PHILIPPE secrétaire de la PGF

Présentation de la Serment de 14 par Philippe CELERIER et Claude CARRE

Depuis 52 ans , je suis le Père Système de la Promotion « Cinquantenaire du Serment de 1914 », plus généralement citée comme la « Serment de 14 » et même dans le langage SMS que vous affectionnez :  la « S14 » !

Il y a donc plus de cinq décennies que nous partions, ivres d’un rêve héroïque vers des rivages glorieux….

De la Grande Bosse au Bidet du Roi Jean, De la côte de Bel Air au tour de l’ilôt T, De la Pompe au Bataillon,

Nous avons tellement souffert que je n’en ai plus de voix ! Je laisse donc à notre communicant, le Commandant des Gardes, Claude CARRÉ, le soin de vous décrire ce qu’a été et ce qu’est aujourd’hui la S14…

D’où venions nous ? A quoi rêvions nous ? Que sommes nous devenus ?

Nous sommes arrivés en début septembre 1963 à Coëtquidan, dans ce que l’on appelait l’Ilôt T. Nous n’avons pas connu les bâtiments de cette « nouvelle » École. Nous sommes même la dernière promotion, la 150ème de l’ESM, à y ne pas y avoir mis les pieds, sauf éventuellement dans la suite de notre carrière, comme instructeurs, voire commandant de l’École.

Dans quel contexte ?.

L’adolescence de nombre d’entre nous s’était déroulée dans le contexte de la guerre d’Indochine. Nous avions entre dix et quatorze ans quand tomba Dien Bien Phu.

J’en ai personnellement un souvenir très précis. Je suis Nantais et Hervouët faisait partie de la vingtaine de Nantais qui y laissèrent la vie !

C’était aussi le dixième anniversaire de la fin des combats en Corée.

Nombre d’entre nous aurait souhaité lier notre promotion au souvenir des saint-cyriens y ayant combattu, avant que le nom de « Cinquantenaire du Serment de 14 » ne s’impose !

La guerre d’Algérie était officiellement terminée depuis peu. Nos instructeurs en arrivaient et en étaient restés marqués.

En corniche, nous avions vécu intensément les soubresauts de la fin officielle de ces « évènements ».

L’ambiance de l’École s’en ressentait encore.

Qui étions-nous ?

Nous étions 250 ! Il est évidemment difficile d’établir un profil unique, en particulier en ce qui concerne les motivations.

Le tiers venait des « corniches civiles », c’est-à-dire des lycées qui avaient encore des classes préparatoires spécifiques ; un tiers venait du Prytanée ; environ 70 venaient des écoles d’ « enfants de troupe » (dites EMP’S) même si nombre d’entre eux était passé par le Prytanée pour la Corniche. Quelques-uns de ces élèves étaient sous l’uniforme depuis l’âge de 12 ans et leurs parents avaient signé un contrat… « Ce cocktail de pékins, de brutions et enfants de troupe agrémentés d’un zeste de Jes. produisait dans le creuset coetquidanais les meilleurs effets… »

Il y avait une quarantaine d’étrangers, majoritairement des Africains, car nous étions au début de l’ère des indépendances africaines, mais aussi des Iraniens, Laotiens, Thaïlandais, un Saoudien intégrés dans les sections. Plus tard, certains demandèrent, en fonction de la situation dans leur pays, à devenir Français et éventuellement à rejoindre les rangs de l’armée française, certains ont eu de grandes responsabilités, civiles et militaires, dans leur pays. Quelques- uns ont disparu tragiquement.

Notre instruction

Nous étions pendant la « guerre froide ». La crise des « fusées de Cuba » et l’érection du mur de Berlin étaient récentes !

C’est ainsi que, sans totalement renoncer aux méthodes appliquées pour une autre époque, on a commencé à nous préparer à un affrontement, essentiellement motorisé puis mécanisé, contre les armées du Pacte de Varsovie, sous menace nucléaire et menaces d’infiltrations qui nécessitaient une défense opérationnelle du territoire (DOT).

En fait, instruction basique, physique, en vue de produire des chefs de section d’infanterie dites « commando », aptes à instruire la centaine de milliers d’hommes du contingent qui constituait l’essentiel de notre Armée.

L’enseignement général n’était ni la priorité du commandement et encore moins celle des élèves…quitte pour certains à le regretter par la suite.

Il n’était pas encore question de relever le niveau de recrutement et encore moins de préparer une éventuelle reconversion…ni de commencer à former « les colonels de l’avenir ».

Nos camarades de la « Zirnheld », que nos activités, sauf certaines activités sportives, ne nous avaient pas permis de mieux connaître, nous ont rejoint, en fonction des armes en école d’appli.

Nous n’avions passé qu’un an en corniche (pour les meilleurs !). Nous n’avions que deux ans à passer à Coet. Tout cela pour dire que nous sommes arrivés sous-lieutenants dans les corps de troupe en moyenne deux ans plus jeunes que vous !

En février 1965, le général de Gaulle était venu à Coetquidan, pour se rendre compte en particulier de l’avancement des travaux de la nouvelle école dont la construction faisait toujours débat dans les rangs de nombreux anciens, nostalgiques, à tort ou à raison, du site de Saint-Cyr- l’Ecole.

Je me souviens tout particulièrement des quelques mots qu’il nous avait alors délivrés: « Votre vie sera totalement différente de celle de vos aînés ! ». Ce qui ne pouvait manquer d’interpeller ceux qui, précisément, avaient rêvé d’avoir la vie de leurs aînés ! Les plus optimistes des « fanas » ne voulaient pourtant pas croire les rumeurs de la fin « programmée » des TDM !

Le général avait en vue les ruptures stratégiques qui s’annonçaient. Les bouleversements qui s’en suivirent, comme les difficultés d’adaptation surtout pour nos anciens, vont marquer les premières années de notre carrière ! Quelle doctrine d’emploi, quels moyens opérationnels, avec quels matériels ? Quelle place, pour nous, jeunes officiers, dans la nation et la société française ? Tout cela dans l’ambiance très particulière de ces années 1968 !

C’est pourquoi il serait prétentieux de vouloir, en quelques mots, résumer le parcours et la carrière de 250 camarades, comme l’impression qu’ils en ont conservé, tant le métier militaire peut être varié et réserver de surprises.

Il y a, entre autre, le parcours spécifique de la quinzaine de camarades qui ont rejoint la Gendarmerie après quelques années en unité ; celui de nos ambassadeurs, préfets, prêtre, etc…et celui de tous ceux qui dans une profession civile ont continué à œuvrer indirectement pour la France.

C’est pourquoi, pour synthétiser, j’ai choisi, à travers la relecture de notre bulletin de promotion annuel, comment deux camarades se sont exprimés quand ils ont quitté la vie active. Je pense que beaucoup de camarades s’y reconnaîtront :

…”Tout au long de ces années, bien que plongés par la conscription au cœur du peuple français, nous avons cependant souffert de l’isolement, de l’incompréhension. Tout au long de ces années nous avons vu se succéder des réformes mirifiques, tendant toutes à nous rendre plus sveltes et plus muscles. J’en suis à la sixième, quel autre corps de l’état aurait résisté ?

Mais tout au long de ces années, nous avons su garder intacts notre foi et notre engagement au service du Pays; avec nos soldats, ces appelés (majoritairement) fidèles, disponibles et compétents que nous avons eu le véritable honneur de commander et auxquels je rends hommage, nous avons répondu “présents”.

La chute du mur de Berlin est, en grande partie, notre oeuvre, notre victoire. Notre abnégation a reçu sa juste recompense”.

Un autre camarade écrit :

…”58 ans de vadrouille à travers le monde, au contact d’hommes de toutes origines, dans l’exercice d’activités et de responsabilités très diverses (corps de troupe, écoles, états-majors, assistance militaire technique) m’ont donné, semble t-il, une réelle ouverture d’esprit ….

Au cours de ces dix dernières années, les circonstances m’ont permis de participer. au plus haut niveau de la hiérarchie, aux études redéfinissant l’organisation du commandement et de l’emploi des forces (interarmisation des structures, modularité des unites…). Je me suis beaucoup investi, avec passion à l’EMA, en particulier lors de l’élaboration du Livre blanc et dans la période du comité stratégique qui a précédé l’annonce de la professionnalisation des Armées”.

Il faudrait sans doute y ajouter les témoignages de ceux qui, en fin de carrière, ont eu des responsabilités de commandement à Sarajevo, à Daguet ou au Rwanda !

Je terminerai en vous livrant ces deux consignes que m’a laissées notre Système en me confiant la tâche de ce soir :

Dis leur :

  • « La S14, si elle a une histoire, ne marquera sans doute pas l’ « Histoire » ; mais elle a marqué suffisamment ses membres pour, 50 ans après son entrée à la Spéciale, être encore un lieu d’amitié et de souvenir »…spécialement celui de nos 49 camarades (+ 11 étrangers) décédés et dont nous tenons à maintenir le souvenir à chacune de nos réunions de promotion.

  • Tout le monde n’est pas un héros ; tout le monde n’a pas la gloire et les honneurs ; mais chaque Officier de la S14 a participé à l’œuvre commune de Défense de la Patrie, pour laquelle il s’était engagé il y a 50 ans ».

Général Claude CARRE Commandant des Gardes

Général Claude CARRE Commandant des Gardes

Conclusion de Philippe CELERIER

Je ne reprends la parole que pour laisser à votre réflexion le sujet suivant : si – comme tout le laisse penser – la médecine continue à sauvegarder les vieux, le gouvernement à payer nos retraites, nos épouses à nous supporter, etc….

Alors attendez-vous à nous voir encore nombreux ici dans 25 ans !

Serment de 14 Général Delestraint Capitaine Hervouët
Grade Nom et Prénom Grade Nom SLT
GDI AVENEL Philippe CGA CHEREIL DE LA RIVIERE Arnauld HABERT François Xavier
COL BAJU Philippe LCL BEAUSSIERPhilippe CAYET Rémi
GDI BATTEUX J-Claude COL (ER) TARD Laurent NGUON Joëvin
LCL BAUDOUIN Raymond COL VALNET Franck GAILLARD Marine / KOUAMBA Alphonse
COL BAURE François COL BERJONNEAU Christophe THEVENON Ronan
COL BERTRAND Martin COL MARIE-JEANNE Pierre NOWACZYK Pierre
COL BLIN François COL MARGELIDON Franck ROUSSEAU Marius
GBR BOSS Eric COL LANGLOIS Martial DUPLAY Gilles / CACHELEUX Adrien
COL BOUTAUD J-Pierre LCL NARAT Patrick PERREY Marceau
LCL BRASSEUR J-Louis COL MARCHAND Dominique MONGIN Florient
COL BRETON Louis   GERONIMI Laurent LIPOT Adrienne / Xavier DE LESQUEN du PLESSIS CASSO
GBR BURTSCHELL Claude COL DUFFY Jacques FRITSCH Mickael / HONG Cheng-Eui
COL CAPELLI Claude COL NEYRON de SAINT JULIEN Amaury PAULET Maxime
GBR CARRE Claude LCL DIROU Gwenaël DEHESTRU Amaury
COL CELERIER Philippe COL GEZE Paul MASSON Bertrand
GBR CHAMBRION Bernard COL CABANETTES Jean-Philippe ERNOULT Marine
GBR CHAUVIE Victor CGA CHAPON Nicolas NIANG Mamadou
GAR COSTEDOAT Pierre Jacques COL POITOU Patrick FAUGERAS Luc
GDI COURREGES(de) Xavier LCL GUILLOT Emmanuel ZIMMERMANN Thomas
COL CROES José COL CRACH Jean-Philippe ORMIERE Vincent / TAURINES Laurent
GBR DEJEAN Pierre COL OGIER Philippe COSSON Romain
CBA DELAGARDE Louis COL LE ROUX François-Yves BLAUDIN de THE Timothée
GBR DELAIGUE Jacques COL OZENNE Jean-Marc RODRIGO Christophe
LCL DERLOT Michel COL LARPIN Eric BOURGNINAUD Vianney
COL DERMONCOURT Jacques COL GUERDER Jean-Christophe ESBERARD Benjamin
COL ELIAS J-Pierre COL OHNET Richard LEBEAU Edouard / COURGIBET Ronan
COL FABRE Jacques COL LAVERGNE Lionel De PONTBRIAND Paul
  FASSIER Bernard LCL GHEERBRANT Nicolas BETH Augustin
GBR FINOT MICHEL COL PROENCA Laurent ARNES Justine / DOAN Viet Cuong
GBR FOURNIOL Michel COL LANGLADE de MONGROS Jacques CULTIL Nicolas
CNE GAUTIER Louis Christian LCL GEISTEL Raymond CHEVALIER Enzo
COL GELEZ Yves COL CANITROT Stéphane JACQUET Pierre
LCL GOURAUD Antoine COL BETTINGER Jean-Frédéric De DREUILLE Marc
COL GOVIN Dany COL SAINT FORT ICHON Charles BUSSON Korantin
GBR GUIOCHON J-Pierre COL MERIAU Olivier DANIEL Sebastien / BESNIER Laura
COL HERVE Robert COL FOURMOND Nicolas MULLER Denis / LANGLOIS Mathilde
COL JACOB Pierre COL JARON Gilles WINDECK François
GBR JARDIN Patrick COL DURIF Pierre PFORTNER Corentin
COL JOLY Roger LCL de La ROUSSERIE Christophe PERRODON Geoffroy
COL L’HONEN J-Marie CBA (cr) PINOTEAU denis NOEL Louis
GDI LACOUR André COL BONNEMAISON Aymeric SCHERRER Romain
GBR LAFORCADE (de) Patrick COL de LOUSTAL Antoine LAPLACE Alexandre
GBR LAFORCADE(de) Jacques COL de LAFORCADE Thibault GERARD Vianney
GBR LEDEUIL George COL BAUDOUIN Christophe COUSIN Florent
LCL LEVAL J-Marie COL DUCRET Olivier REBOUL Pierre
GBR LOURDIN J-Pierre COL PEUMERY Stéphane VENEAU-MONTCHANIN Cédric
GBR LUCAS J-Claude LCL PERENNEC Pascal SEVESTRE Guillaume / MENDOME MEYOUA Pierre
LCL MAUNOURY Dominique COL GOUGEON François-Marie PINCHARD Ambroise / OUEDRAOGO Bonaventure
COL MICHEL Gilles LCL GOUE Patrick VUIDEPOT Guillaume / MAKKI Majdi
GBR MOLLIER J-François LCL BARTHE Jean-Marie AGUIR Maher / CALEFF Richard
GBR MONCUIT(de) Gilles COL COLLOT Emmanuel DELATTRE Clément / BURSHAID Talal
LCL MONTAIGNE(de) Francis Alain COL de MARSAC
(TANDEAU de) Damien
GILLOT Paul Alexandre
CNE MONTFORT(de) Patrick COL PINEAU Xavier FOULT Frédéric / LALLEMAND de Driesen Antoine
GBR MOULIAN Paul COL RENOUARD Etienne CARON Joseph
LCL NIETO Georges LCL FRUCHARD Frédéric NICOLAS Adèle
COL NOIROT J-Jacques COL GOURIOU Yvan LECUYER Paul-Enguerrand
GCA / COL PATOIS Claude / CHOPARD J-François   DELESCLUSE Baudouin GOSSET Romain / De MASCUREAU Edouard
GBR PATUREL Louis Claude COL LETTERMANN Jean-Valéry HADBI Anne-Dounia
GBR PHILIPPE Bernard COL DE VILLENEUVE Pierre DRECOURT Bruno / AMOUZOU Victor
GBR PHILIPPS J-Georges COL FAUCHE Pierre TRANCHANT Henri
  PREVOST Bernard COL de COURÈGES Hervé BENAGES Pierre
LCL PROVENDIER Philippe COL REY Bernard NICOLAS Maxime
COL RAGEOT Guy LCL (TA) AUVITU Hervé SIMONNET Jules
LT RAZGALLAH Abdel Hamid COL BERN Pierre HYRON Bertrand / BENDRIHEM Mohamed
COL / COl REAU Claude / FERNIER Xavier COL(er) PARAVISINI Bruno PARLANTI Benoit / BRELIVET Robin
CES RENON Pierre-Luc   LAUZIN Jean-Claude SANTARELLI Adrien
COL ROSIER Jean-Marie COL MIQUEL Frédéric BONDUELLE Pierre-Louis
LCL SAINTE MARIE(de) Maurice LCL GUYOT Philippe NGUYEN Van Truen / LE GUEN Christophe
LCL SARRADE Jean COL GOUALLOU Jean FOCH Gilles / DUPONT Timothy
GBR SCHAEFFER Daniel COL COUSSIERE Nicolas BREUIL Maxime
GBR SEIGNEZ Pierre Jean COL BOURBOULON Emmanuel BACHELET Charles / WESTPHAL Igor
COL SIMON Bernard COL BECHON Jean-Christophe CLEMENT Julien
COL SONNECK Bernard LCL MACARIO-RAT Olivier CHEVRIER Gabin / WILD Kristen
GDI SOYARD J-Pierre COL JOVANOVIC Nicolas BLEUZEN Vincent / RUTAULT Eric
COL THIRY Antoine LCL MULLER Christophe RIOTTE Romain / FABRY Romain
GBR VANSSAY(de) Loïc LCL (er) FISCHER Daniel AUDIBERT Romain / de PILLOT de COLIGNY Arnault
CDT VIGAN Patrick COL PICHON Frédéric BONNEFONT Matthieu
GCA VINCENT J-Louis COL SAULNIER Frédéric BOUQUIN Valentin
CNE VINCIGUERRA Michel COL ACHIARY Pierre BAVARD Louis Victor
COL VIOSSAT Philippe COL BACK Jean-Michel ALBERICCI Paul
      DABIRE et Famille Jonas SOME DIABATE Mohamed
    Administrateur RIBAULT-GAILLARD Jérôme BANCHUEN Warot / ALLEMANDI Pierre
    COL JAYLET Marc BERANGER Florian / KEZIZ Salah
    LCL CRISTOFANI Dominique BICEP Kwamé-Swané
    COL DAUMAS Samuel CHATELUS Ulrich
    COL DUMEZ yves CHOLET Arthur
      MECHENTEL Pierre De MARISY Hugues
    CBA GOURAUD Yves De POMMEREAU Antoine
    COL MAHAMANE OUSMANE Amadou DEGUEVI Dominique / ISSAKOU ABDOU Mahamadou
    COL FORT Olivier DUGUET Alexandre
    COL FRANCOIS Bertrand GAILLARD Benoit
    APAE CARTIER Pascal JACQUET Matthieu
    COL (er) TRAXEL François JEANPIERRE Maxime
    LCL LAFOND Charles LAMARRE Jérome
    COL GOUT Frédéric LE FLOC’H Tugdual
    COL POINCIGNON Yann LOSSEC Maxime / MONDIERE Quentin
    CDT ® MALATIA Christian-Jacques MAZZARA Nicolas / DUVIVIER Marie-Astrid
    COL LAURENT Guillaume QUENTEL Mathilde
    LCL GUYOT Paul SEITZ Romain
    LTC NOLLET Jean-Dominique STRECK Grégoire
    COL CHALIFOUR Didier TERLAUD Guillaume
    COL GOSSET Eric THIZY Mégane
    COL AUBANEL Frédéric THOMAS Julien
    COL NOGRETTE Sylvain WITZISK Florian & Franziska
    LCL CAMPAGNA Anne-Marie Ricard Mélanie
    COL IBRAHIM Mohamed MALANO Fara
Le Ouèbemaître
Il participe à la vie la promo avec l’aide des outils de l’Internet et des volontaires écrivains, crobardeurs, commentateurs…



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Un premier CR de la journée de parrainage 50-25

En attendant le CR officiel et plus complet de notre secrétaire préféré et une vidéo de la journée, je vous donne quelques informations sur cette journée particulièrement émouvante et réussie.

en car

Un peu plus confortables que nos cars Mle 1956

Arrivés le matin vers 10heures au Cercle Wagram ou nous attendait les petits Bazars de la Delestraint et petits-petits bazars de la Hervouët ainsi que les 3 promo de l’EMIA. Retrouvailles amicales et joyeuses avec les petits-cos et nos camarades de la Zirnheld.Nous avons déjeuner au Cercle Wagram « la cantine de l’École » ou nous nous sommes faits bahutés par une queue digne des « 100 000 Machoires ».

La "Capitaine Hervouët"

La “Capitaine Hervouët”

Rassemblement en début d’après-midi devant le Coquillard où nous attendaient les Sous-lieutenants de la Capitaine Hervouët et la Delestraint Chacun y est allé de son chant promo – La Madelon pour nous.

delestraint1

La Delestraint

La Serment de 14

La Serment de 14

et ensuite l’affectation individuelle parrains-filleuls.

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Nénesse et ses filleuls

Le Maffre et ses filleuls

Le Maffre et ses filleuls

Ensuite déplacement en car à travers l’ancienne École (que de souvenirs!) nous avons rejoint un lieu mythique « notre cinéma » que les bazars ne connaissaient pas. Le général commandant l’École nous a présenté avec quelque humour et murmures dans la salle la situation actuelle et le 1er Bataillon. Puis chaque promotion a eu 15 minutes pour se présenter, y compris la Plus Grande France par Bernard PHILIPPE. Ces exposés furent de bonne qualité, sans pédanterie et avec humour. Nous n’avons pas dormi !

Étape suivante, le Musée du souvenir avec sa présentation par Patrick JARDIN, Ctte visite se termina par l’hommage aux disparus des 3 promotions.

Lecture des noms des disparus des 3 promos

Lecture des noms des disparus des 3 promos

Retour dans des lieux plus récents avec les officies catholiques et protestants.

La cérémonie officielle

Nous nous sommes enfin « alignés – à 5 carreaux d’intervalle sur 12 rangs  – dans la cour Rivoli pour accueillir officiellement les 2 promotions de l’ESM et de l’EMIA qui sont venues ensuite s’imbriquer dans nos rangs, Un « à droite droite » au lieu de « à gauche gauche » donné par un élève nous a conforté dans la continuité immuable de la cosaquante.  Ça réchauffe le cœur sinon de nous réchauffer le corps qui commençait à trembler dans le froid de la lande bretonnes.

Une vibrante « Galette » chantée par les 3 promotions a alors résonné sur cette belle place Rivoli.

Costo, le plus ancien dans le grade le plus élevé, a prononcé l’adresse officielle. Mais la sono insuffisante, conjuguée à des oreilles vieillissantes, ont fait que nous n’avons pas compris grand-chose.

Enfin nous nous sommes réchauffés dans le Cercle Wagram, entourés chacun de nos filleuls pour un repas préparé et servi par les élèves du lycée hôtelier voisin. Je dois avouer que leur service avait plus de classe que celui de nos braves appelés d’antan !

Comme le veut la Tradition, la soirée s’est terminée par le Pékin et le passage sous la table de nos jeunes et moins jeunes.

Merci au LCL Cornilleau, officier traitant Traditions – Cérémonies pour l’organisation de la journée, mais n’oublions pas non plus  l’équipe de l’Ordre hospitalier de Malte qui était présente pour pallier l’impossibilité du service médical des Écoles à intervenir pour les civils que nous sommes devenus. Je leur ai demandé la raison de leur présence. A l’inverse, eux n’avaient pas le droit d’intervenir pour un militaire.

  • la joyeuse équipe du lycée hôtelier professionnel, que nous avons fait galoper toute la soirée.

  • les réservistes-conducteurs de car, que nous avons fait lever de bonne heure et coucher tard.

Les textes des présentations de l’adresse de Pierre-Jacques COSTEDOAT, du général commandant les Écoles et de la Serment de 14 seront disponibles prochainement sur ce site.

Honneur au Grand Carré devant le Coquillard... pas très bien astiqué à notre goût !

Honneur au Grand Carré devant le Coquillard… pas très bien astiqué à notre goût !

Tu trouveras ci-dessous les commentaires à chaud de certains de nos-petits cos

Jean-Claude BATTEUX

Très heureux d’avoir pu participer – au moins en grande partie – à ce beau rassemblement de trois promos, si dissemblables dans leur parcours et leur époque et pourtant si proches par l’idéal qui nous animait tous dans une sorte de “communion fraternelle”. Cette journée m’a consolé de “l’accueil” glacial reçu à l’entrée de Bellevue, au retour de notre précédente réunion à Batz sur Mer, où un cerbère m’a lancé “monsieur, on ne visite pas” ! Et puis toujours cette joie de revoir régulièrement les petits cos et les amies : tant de choses à se raconter….

Nénesse

Jean-Pierre ELAS

Journée exceptionnelle et mémorable… J’y retournerai dans 25 ans

Jacque FABRE

Parrainage très réussi, mais je n’ai pas pu, pour raisons familiales, participer au repas du soir. J’ai gardé nom et adresse de mon filleul.

Bernard FASSIER

Quelle journée !… Fierté de voir la Promo réunie en si grand nombre !… Émotion du retour aux sources et aux lieux de notre engagement. Émotion aussi au coquillard en écoutant les 3 promos chanter à pleins poumons !… Émotion encore au cinéma d’antan et de notre « choix des Armes » en écoutant le belles interventions du Poireau, et les évocations des 3 Promos présentes et aussi de la « Plus Grande France » !… Quelle lignée d’officiers au service de la Patrie !… Que de destins glorieux ou anonymes !… Émotion encore à l’appel de nos morts faisant resurgir en nos mémoires et au Mus ée du souvenir tant de visages des petits_cos disparus !… Ainsi que dans la cour Rivoli avec l’imbrication en nos rangs des casos de nos petits bazars de la Capitaine Hervouët flottants au vent de la lande, juste à la hauteur de nos têtes, nous ramenant 50 ans en arrière sur le vieux Marchfeld !…

Bonheur et sérénité enfin de sentir la Relève assurée et si bien assurée.

Bon vent les Bazars !

Michel FINOT

Excellente journée de parrainage pour les 3 promotions réunies, la Capitaine Hervouët a bien fait les choses et nous a permis de nous souvenir d’où nous venions. Belle cérémonie, chants magnifiques, félicitations à tous.

Robert HERVE

Cette journée, si elle a demandé beaucoup d’efforts à certains petits-cos fut très agréable et émouvante. Je n’étais pas revenu à Coët depuis 1965 et le changement perçu était très fort pour moi

Gilles de MONCUIT

Excellente journée de parrainage. La Relève est bien assurée par la Hervouët. Les jeunes ont l’enthousiasme que nous avions.

Dominique MAUNOURY

Merci pour cette belle journée, très bien et merci aux organisateurs

Bernard PHILIPPE

Un magnifique parrainage, simple et émouvant. Nous avons de quoi être fiers de notre Promo et pleins d’espoir à la rencontre de la « Capitaine Hervouët »

Bernard PREVOST

Cette journée de parrainage du 19 mars a été parfaitement réussie. Ce fut un grand moment d’émotion avec le souci de la transmission de nos valeurs à nos jeunes qui nous ont impressionnés par leur foi en l’avenir. Merci à tous les organisateurs.

PS : dommage que Pierre-Jacques COSTEDOAT n’ai pas été présenté avant a belle intervention.

Jean SARRADE

Très heureux d’avoir partagé ce parrainage vivifiant et qui nous a transporté dans un passé dont nos racines sont issues.

Loïc de VANSSAY

5/5 sur le parrainage, bon bain de jouvence

Michel VINCIGUERRA dit Le Maffre

J’ai eu l’immense plaisir de venir à Coët pour le parrainage et de retrouver tous les petits-cos présents.Pour le reste les gens heureux n’ont pas d’histoire, j’ai peu à raconter sinon que j’habite toujours Saint-Sulpice-la-Pointe et que j’ai toujours des activités ferroviaires.

La Toto-Baroud

toto-baroud

Manfred BAURE

envoi à OE Soult

Patrick de LAFORCADE

Il y a une semaine nous étions à Coet.

Contrairement à beaucoup je garderai un souvenir mitigé des cérémonies de parrainage:

j’ai trouvé ces cérémonies très artificielles, décousues et sentant parfois l’improvisation ; et pourquoi mélanger ESM et EMIA ?

En revanche j’ai bien apprécié de retrouver de nombreux petits cos, pas plus(et pas moins) décatis que moi !

En tout cas, merci encore aux organisateurs de la Promo.

 

Guy RAGEOT
A ne pas confondre avec le Ouèbemaitre … qui n’est qu’un vulgaire gestionnaire de site et ne peut pas avoir d’idées ou avis personnels !!!



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Merci d’écrire quelques nouvelles…

Ma situation familiale et son environnement sont sans changement et le tout me convient.

J’ai éprouvé un véritable plaisir à retrouver l’ambiance de la promotion et à revoir des camarades dont j’aurais presque oublié combien ils m’étaient chers.

La cérémonie était simple et de bon aloi. En plus d’un frisson provoqué par un glacial nordet, remplaçant le crachin breton par des frimas inconnus, il me semble avoir ressenti comme un souffle particulier, au coté de Marceau. Sans doute était-ce à l’idée de voir rassemblées en un lieu prestigieux,  en un sublime instant,  autant de promotions des deux écoles et de tous les âges. C’était la démonstration de la cohésion des Officiers de France dans une communion qui semble immortelle.

Je ne souhaite pas verser dans une sensiblerie qui pourrait nous guetter à nos âges. Je veux simplement affirmer que c’est une Force d’appartenir à une telle communauté

 



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