Souvenirs d’une enfance insouciante!

Une petite dernière, pour vous…Ou pour me faire plaisir.

La vie à Saint-Launeuc se caractérisait essentiellement, hormis la présence de mes grands-parents et souvent l’absence de mes parents, par l’espace et l’isolement : première habitation à cinq cents mètres, l’absence d’électricité, l’absence d’eau « potable » à moins de cinq cents mètres, L’omniprésence de la forêt et de la lande, un grand potager : le « courti » ; des poules pondeuses, des lapins ; mais aussi tous les animaux de la nature : cerfs, chevreuil, sanglier, renard ou blaireau, qui, la nuit tombée, dans les ululements des chouettes, hiboux et autres moyens-ducs, venaient piétiner nos plates bandes sous les fenêtres . C’était encore aussi les jeux de bergers avec nos camarades gardiens de vaches. Plus simplement la communion avec la flore, la faune, toutes les immenses richesses de cette nature qui nous cernait, m’envahissait, me submergeait mais que je cherchais à comprendre et à user sans toutefois jamais la trahir.
Le simple fait de se rendre à Saint-Launeuc, permettait en quelques heures de se retrouver dans l’ambiance. En effet, jusqu’ à l’achat d’une voiture, les voyages se faisaient en train. C’était avec impatience que nous attendions le dernier trajet, sur le réseau métrique breton, entre La Brohinière et Merdrignac. C’était toujours un immense plaisir de parcourir ces derniers kilomètres dans des voitures toutes habillées de bois dont les bancs, à lattes serrées, faisaient presque le tour du wagon, ou étaient regroupés en deux rangées de quatre sièges dos à dos. Il était bien rare qu’un animal de basse cour ou plusieurs n’accompagnent pas des fermiers. Le voyage se déroulant toujours en été, avec la permission de Maman ou accompagné de Papa, nous aimions passer une grande partie du trajet plein vent, sur la sorte d’impériale, qui nous permettait de sentir les odeurs de la campagne que nous redécouvrions chaque été. Dans les côtes il semblait même que nous aurions été plus vite à pied, malgré les efforts de la machine qui laissait alors échapper de lourds nuages de fumée noire qui nous gratifiaient de leurs escarbilles. A l’arrivée en gare de Merdrignac, monsieur Jamin prévenu, nous chargeait dans son taxi, rutilante traction avant quinze chevaux. Traversant la forêt de la Hardouinais, longeant le grand étang, nous prenions à Saint-Launeuc la route de la Hartelois pour débarquer comme des fous, embrasser notre grand-mère et notre grand-père dans notre Éden retrouvé.

Sur place, chaque jour il fallait aller chercher le lait frais, en se présentant au moment de la traite. Nous allions, le plus souvent au plus près, chez Hélène Naga, quelque fois jusqu’à la Roirie située à plus d’un kilomètre chez Adeline, au moment du vêlage et de l’allaitement des veaux dans la ferme d’Hélène. Un jour que nous allions avec Christiane et Maman chez Adeline, j’atteignais peut être les huit ou neuf ans, Maman me fit avaler dans le dos de notre hôtesse, le verre de cidre qui lui avait été servi ; Maman savait pertinemment que je n’aimais pas le cidre et n’en buvais jamais, mais devant ses yeux suppliants j’avais obtempéré sans « hésitation ni murmure». Sur le chemin du retour j’eus l’explication ; rien n’était plus malpropre que la ferme de cette dame et pour comble de malchance, elle avait attrapé un verre de propreté douteuse que, dans un sursaut de bienveillance, elle voulut rendre rutilant en le frottant frénétiquement avec un linge récupéré dans l’armoire dévolue au linge sale. De plus Maman était persuadée que ce linge était une culotte… Ce faisant, sachant que je n’avais rien vu, elle était certaine que je n’aurais pas de haut le cœur, alors qu’elle n’eut pu pour rien au monde poser ses lèvres sur les bords de ce verre. Depuis toujours, mon grand-père et ma Grand-mère avaient demandé à ma mère de ne pas jouer les dames de la ville et de ne rien faire d’irrémédiable en froissant les autochtones… Mission accomplie, une fois de plus. Il faut savoir qu’à cette époque la grande lessive ne se faisait que tous les six mois, ce qui explique en partie la taille des armoires et l’importance des trousseaux. C’est aussi pourquoi, le linge sale était entassé en vrac dans le fond d’une armoire appelée souvent : « la presse », atteignant sans peine la mi-hauteur de cette dernière. Pour peu que quelques miettes ou graines aient pris place dans les poches ou dans des plis des vêtements, et que vous manquiez d’esprit scientifique ou simplement critique, vous aviez l’explication de la génération spontanée chez le mulot voire le surmulot, et la présence salvatrice des chats dans les maisons… Ne craigniez rien, je ne vous reparlerai pas de la buée.

Une à deux fois par semaine, nous allions aussi acheter du beurre ; là encore souvent au plus près, mais fréquemment, à la Ville Jolie chez les Botrel ou à la Croix Rabuant chez les Le Bihan. Il fallait compter deux kilomètres et demi à travers forêt, lande, chemins creux et champs pour atteindre les lieux. Au sortir de notre lande nous longions toujours le même tas de très gros obus rangés comme une corde de bois et que bien entendu il fallait toucher des yeux, puis nous plongions à travers bois vers la Rance et le vieux château pour remonter vers la ferme. A notre arrivée la patronne sortait le beurre de la baratte et le travaillait longuement pour en ôter les dernières traces de lait ribot, elle le salait bien évidemment (il n’y avait pas de réfrigérateur) puis le retravaillait longuement, le temps largement de boire une ou plusieurs bolées de cidre, le café, « avec du pain et du beurre pour manger avec » ou des gâteaux et de choisir entre plusieurs bocalées. Lorsque le travail était terminé, elle sortait le beurre du plat en bois pour le peser et le placer dans l’assiette apportée à cet effet. Elle dessinait avec la cuillère en bois les dentelures propres à la ferme, chacune ayant sa façon d’exprimer son art. Ma Mère ou ma Grand-mère recouvrait le tout d’un torchon blanc immaculé et plaçait l’assiette dans le panier Nous prenions alors gaiement le chemin du retour. A l’arrivée, quel que soit le fournisseur, ma Mère ou le plus souvent ma Grand-mère reversait le beurre dans une grande jatte en bois et armée d’une cuillère de la même matière le pétrissait à nouveau, le faisant suer jusqu’à sa dernière goutte d’eau. Cette pratique permettait de conserver le beurre, sans qu’il ne prenne de goût rance, pendant une semaine.
Plusieurs fois par jour, il fallait aller quérir l’eau au puits à cinq cents mètres. Il avait été décidé qu’elle était potable, le puits pourtant était à cinq mètres de l’étable et de la porcherie à même le sol… qu’auraient donné des mesures faites à la manière d’aujourd’hui ? Mais là n’était pas notre problème. La seule difficulté était de subvenir à nos besoins en limitant au maximum les norias. Mon Grand père n’acceptait qu’une tournée par jour en l’absence de nos parents soit deux seaux de dix litres. Je me souviens un jour le voir quitter la maison, un seau vide de chaque coté, conservés éloignés des jambes par un cerceau, en l’occurrence un liant de barrique. Longtemps après nous le vîmes revenir, utilisant toute la largeur de la route, chantant à tue-tête : «  Fleur de blé noir ». A un moment, un rare cycliste qui passait par là le croisa ; nous vîmes mon grand père partir dans le fossé, vociférant un long chapelet d’injures que j’utilise encore et pas seulement en sa mémoire. Bien sûr le chargement s’était répandu, le cycliste pourtant non coupable voué aux gémonies et mon père, présent ce jour-là, quitte pour aller refaire le plein. Autant dire que La pluie était guettée et souhaitée. Au moindre nuage ; dès les cinq minutes suivant le début de l’averse mon Grand père, vidait le tonneau placé sous la gouttière pour ne pas retenir la poussière du toit. Le toit et le tonneau rincés, ce dernier était remis en place pour recevoir l’eau la plus potable qu’il soit, car personne encore ne parlait de pluies acides. Ce don du ciel était le bien venu mais l’habitude d’économie ne devait pas se relâcher. Il fallait donc ruser pour s’approcher et voler quelques gouttes du précieux liquide que nous utilisions, Christiane et moi, entre autre, pour confectionner nos mottes de beurre, faites de terre de taupinières et d’eau. Nous refaisions religieusement les gestes de Madame L. B. jusqu’aux détails de la décoration, avant le séchage sur la corde de bois qui faisait fonction d’étal, en vue de la mise en vente… Puis il était procédé à la destruction méthodique afin d’éviter d’être surpris pour le délit le plus grave qu’il soit : le gaspillage d’eau.
Une de nos occupations consistait également à participer au jardinage dans le « courti » où poussaient : radis, salades, petits pois à rames, haricots verts et beurre, pommes de terre nouvelles ou pas, carottes, choux, navets, porées (poireaux) cornichons, ails, échalotes, oignons, persil, aneth et j’en passe certainement, tellement nous devions vivre en autarcie. Notre aide, pas toujours souhaitée, la cueillette des haricots pouvant conduire à l’arrachage intempestif des pieds producteurs, donnait toujours lieu à des jeux. Nous contemplions toujours avec amusement le duo de veuves venant participer à l’arrachage des « patates » Il en fallait pourtant du courage, par tous les temps, à Joséphine et Scholastique ( vous les connaissez elles faisaient aussi la buée) que je revois suant et soufflant sous leur mouchoir à carreaux noué aux quatre coins, chaussées de sabots, martelant en cadence le sol à l’aide d’une houe pour « fouir les Pataches » ; la position reins cassés, relevait par l’arrière leur robe noire épaisse, couverte d’un sarrau à peine moins épais, découvrant leur bas noirs de laine retenus par un élastique juste au dessus du genou, ce qui nous faisait, à ma sœur et moi, engager des paris sur la longueur des culottes longues fendues, sans malice aucune…
La vie était également cadencée par le passage de l’épicier tous les jeudis autour de midi. Il nous venait de la direction de Saint- Méen, passant par Lanrelas. Dès onze heures trente Christiane et moi nous relayions pour, l’oreille posée sur la route empierrée, tenter d’entendre les pas du cheval, alors qu’il quittait le dernier hameau : La Hartelois. Nous savions alors que dans les cinq à six minutes nous le verrions déboucher, au petit trot, au bout de la ligne droite à hauteur de la Fouteline, grande prairie au milieu des bois. La carriole carrée, toute carrossée de tôles marron avec l’inscription en grands caractères : Épicerie THIO, stoppait alors devant l’entrée. Monsieur Thio quittait le banc du conducteur pour venir ouvrir, par l’intérieur, les battants supérieurs des portes arrière, découvrant sa véritable caverne d’Ali Baba. Il se plaçait au centre de son commerce, petit mais dense et séparé des clients par un étal. Le bonheur du monde était ramassé sur trois à quatre mètres carrés. Sardines fraîches, morues salées, caplans fumés, « gendarmes », boites de conserves, sardines à l’huile, maquereaux au vin blanc, pâté hénaff, pour lequel nous avions presque de la dévotion ; boites de gâteaux, bouteilles de Bergerac et de vin d’Algérie, mais aussi, oranges, bananes, sucre café, bonbon et craquelins de Saint- Malo. Nous nous en mettions plein les yeux, mais les achats restaient très modestes d’une semaine à l’autre. Monsieur Thio était, avec le boulanger, une des seules personnes que nous voyions dans la semaine, passer devant la maison.
La vie de tous les jours, commençait très tôt, avec le soleil ; à six heurs mes grands parents étaient levés et en toute saison commençaient par allumer le feu dans la cheminée. Mon grand père déjeunait d’un café noir, qu’il se servait dans une tasse à viandox, dans laquelle il laissait tomber un morceau de beurre qui immédiatement diffusait des centaines d’yeux. Ma Grand-mère prenait un bol de café, au lait, plus précisément, un mélange de pommelle (orge grillée) et de chicorée, dans lequel elle déchirait une tartine de pain, ou un craquelin, constituant une sorte de soupe qu’elle avalait avec une grande cuillère. Notre lever se faisait dès le réveil, sans règle précise, mais généralement de bonne heure, car pour ma Grand-mère : « le premier levé chausse les bottes le dernier les décrotte » ce qui, nous l’avions compris, n’autorisait pas la grasse matinée. Après un grand bol de café au lait et une ou deux tartines de beurre, tartines de la longueur des trois-quarts d’un tour de pain de trois voire six livres, notre vie au grand air pouvait commencer. Selon les jours ma grand-mère allait travailler chez les particuliers, ou se mettait à sa machine à la maison. Souvent, un cabriolet avec un cheval, ou tout simplement une charrette, venait les chercher, elle et sa machine ; cela se produisait quand la maison qui la requérait après une grande lessive des six mois, entreprenait de ravauder le linge propre mais usagé. De façon général mon Grand- père ne se déplaçait plus beaucoup ou très rarement et vaquait à quelques bricolages dans son atelier. Du temps de sa splendeur, une charrette venait également le chercher, lui et les outils qu’il laissait sur place pour la durée des travaux. Il rentrait le soir à travers champs. Il faut dire que dans sa jeunesse mon Grand-père, compagnon du devoir, avait fait le tour du grand ouest. Il était reconnu pour ses multiples talents tant de charron que de menuisier, mais surtout d’ébéniste, spécialiste des placages, sculptures et des vernis au tampon. Tantôt Il partait dans une ferme pour renouveler l’ensemble des auges à cochons, réparer la futaille ou construire quelques barriques neuves ; il pouvait même faire ou refaire la partie bois d’une roue de brouette ou de charrette. Tantôt il était appelé au château de la Hardouinais habité à l’époque par le Marquis et la Marquise de Crusol ; ou au château de la Bruyère, propriété des Desmiers de Ligouyer pour remettre en état quelques meubles dont le plaquage avait eu à souffrir de l’humidité. Le plus souvent, dans son atelier, il confectionnait des salles à manger ou des chambres à coucher, en fruitiers, pour de jeunes couples, que leurs parents équipaient en vue du mariage. Donc souvent l’un était absent, l’autre occupé devant sa machine ou à l’atelier. Notre liberté était quasi complète. Vers neuf heures, au soleil bien entendu, mon grand- père prenait une collation comme il était de coutume à cette époque, puisque resté sur son café de six heures, il fallait encore tenir jusque midi! J’étais toujours partant pour ce moment de connivence et de partage .Le plus souvent cela consistait en une large tranche de pain abondamment beurrée qu’accompagnait selon le jour et la saison soit une échalote fraîchement cueillie avec sa tige soit un caplan ou un morceau de morue dessalé grillé dans le foyer, parfois une galette froide enroulant un morceau de saucisse grillé. Je refusais toujours la bolée de cidre, ce qui fâchait un peu mon grand-père et retournais à mes jeux. Quelques fois nous jouions ensemble, Christiane et moi ; nous avions entre autre construit, avec l’aide de notre grand-père, une cabane à un étage, dans un immense houx à quatre solides troncs qui se trouvait juste derrière la maison, en limite de forêt. Nous y jouions au papa et à la maman, à la dînette et je ne sais quoi encore. Il nous arrivait aussi de construire un véritable camp de toile devant la maison avec une tente militaire constituée de quatre triangles, empruntées au paquetage de notre père, ou grâce à un montage astucieux de triques de bois fauchées dans les fagots et de vielles couvertures ou dessus de lit extorqués à notre grand-mère. Mais souvent chacun prenait sa liberté ; Dès lors, la lande, la forêt, les rivières redevenaient mon royaume. Nous participions également aux travaux dans quelques fermes, à l’initiative de ma grand-mère. Il s’agissait essentiellement de la moisson et des battages. Nous avions aussi coutume d’aider les Botrel lors du ramassage des pommes de terre. Il s’agissait pour les enfants, dont ma sœur et moi, de regrouper les pommes de terre en de grands tas, de-ci, de-là, puis, lorsque le tri était fait, par les grands, de ramasser les plus petites ou celles qui avaient été coupées par la charrue et qui finiraient dans les auges à cochons au cours de l’année. Tandis que Les adultes dans le même moment ramassaient les bonnes pommes de terre, celles qui étaient destinées à la consommation domestique. C’est aussi dans cette ferme que j’appris très tôt à attraper plusieurs mouches à la fois, tant il y en avait sur la grande table maculée de taches de cidre, de café, de poudre de sucre. Pourtant de nombreuses guirlandes de papier gluant recouvertes de bestioles dont beaucoup remuaient désespérément les pattes ou les ailes étaient suspendues aux poutres. Malgré tous mes efforts, je ne pus battre le record du petit cordonnier, atteignant cependant les cinq dans une main, en une seule fois ! Sans mérite. Nous revenions, longeant les talus de merisiers, de châtaigniers, de chênes, dont mon grand-père faisait de si beaux meubles, et de coudriers, dont nous ramassions les noisettes le moment venu.
A la fin de l’été deux occupations nous emplissaient d’enthousiasme : la cueillette des noisettes et celles des champignons. L’expédition : noisettes se préparait dès la veille, mon père nous taillait un crochet dans une grande branche de coudrier qui s’y prêtait. Il nous distribuait des sacs ou des musettes avec bandoulières pour conserver les mains libres. Après une bonne nuit de rêves ou les branches se baissaient d’elles même pour nous offrir leurs fruits dorés se détachant sans peine de leur bogue, nous étions près pour démarrer l’opération. Toute la matinée, puis l’après midi après le repas, nous longions les talus couverts de noisetiers. Armés du crochet nous faisions ployer les branches jusqu’à nos mains pour cueillir les noisettes, qui voulaient bien tomber d’elles même lorsqu’elles étaient bien mûres ; le plus souvent nous les arrachions avec la bogue pour gagner du temps. Les musettes pleines nous regagnions la maison, et là commençait le long travail consistant à séparer le fruit de sa bogue, Ensuite, le lendemain nous les exposions au soleil pour assurer le meilleur séchage pour une meilleure conservation.
La cueillette des champignons était quant à elle plus spontanée. En fonction du temps des quelques jours précédents, dès la mi-août nous lancions des coups de sonde dans les endroits où nous avions coutume d’en trouver. Il arrivait fatalement le jour où nous découvrions les premiers. Alors régulièrement en fonction des présences de mon père, ma grand-mère m’interdisait de jouer avec l’Ankou (la mort)… nous faisions le tour de nos gisements potentiels. Nous ramassions essentiellement des petits roses dans les prairies avoisinantes et surtout dans la Fouteline ; des coulemelles souvent à l’orée de la forêt ; des chanterelles dans le petit bois derrière la maison, et partout des pieds de mouton, toutes sortes de cèpes et de bolets. Maman nous les préparait et nous les dégustions tous avec gourmandise, enfin tous… sauf ma Grand-mère qui prétendait que quelqu’un devait pouvoir prévenir le docteur…
Il fût décidé un jour que nous passerions l’année complète à Saint-Launeuc Le fait de venir habiter, à temps plein, sur le terrain de nos vacances, nous est tout d’abord apparu comme un don de dieu : les vacances à longueur d’année, les semaines de quatre jeudis, Byzance ! En fait bien que dans l’ensemble cette nouvelle fût positive, l’absence d’électricité, les difficultés de ravitaillement en tout genre, l’éloignement de la ville, joints à la reprise de la scolarité rendaient les choses moins idylliques.

A suivre…



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4 thoughts on “Souvenirs d’une enfance insouciante!

  • Jean-Marie LEVAL
    14 août 2018 à 11 h 33 min
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    Bravo et grand merci, JC, de ces récits précis, vivants et si bien émaillés d’anecdotes. Sans omettre le rappel, pour moi, d’épisodes quelque peu identiques chez mes grands-parents dans les Vosges Saônoises. Qu’il est bon de revivre tout cela, sans remuer quelque nostalgie ! JM

  • 11 août 2018 à 9 h 55 min
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    … un EX-CEL-LENT récit bien composé et imagé, de notre Daudet Breton. Beaucoup de points communs je pense avec pas mal d’entre-nous. … ”à suivre” !

  • Jean-Pierre SOYARD
    10 août 2018 à 20 h 36 min
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    J’ai beaucoup apprécié ce récit de ta vie enfantine dans la lande bretonne.

    Que de changements en si peu d’années…!

    Merci JC

     

  • Jean-Jacques NOIROT
    9 août 2018 à 17 h 57 min
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    Beau récit. Nous avons tous de ces souvenirs. Encore faut-il avoir le talent de les faire revivre.

    Merci JC.

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