Décès de Jean-Marie ROSIER, il a rejoint le Panthéon des Sapeurs pompiers de Paris, obsèques le 8 février

Jean-Marie ROSIER

2021 Jean-Marie ROSIER

J’ai le regret de vous faire part du décès de notre Colonel des Gardes, Jean-Marie ROSIER, le vendredi 29 janvier. C’est en se rendant, à pied, chez son médecin ce matin qu’il a eu un léger malaise. Il est rentré dans une boutique, s’est assis sur une chaise et s’est effondré sans connaissance. Malgré l’arrivée des secours, il n’a pu être ranimé.  Je n’ai pas d’autres renseignements pour le moment.

Les obsèques de notre petit co Jean Marie ROSIER seront célébrées le lundi 8 février à  14 h 30 en l’église Notre Dame d’Auteuil à  Paris 16ème 4, rue Corot.
Compte tenu des mesures sanitaires, il n’y à aucune consigne particulière pour la participation de la promo.
Amitiés à  toutes et à tous.

Toute la promo est une nouvelle fois dans la peine et présente ses condoléances à Isabelle et ses enfants, petits-enfants.

Dernières images du voyage en Irlande 2019

Michelle a quitté Jacques ETIENNE

Jacques vient de nous apprendre le décès de son épouse Michelle mardi 27/10  après une très longue et difficile maladie qu’elle supportait avec beaucoup de courage. Ces derniers mois, associés à la pandémie, ont été particulièrement difficiles pour le couple.

Ses obsèques auront lieu lundi 2 novembre (le Jour des Morts) à 14h à Soulac dans la stricte intimité familiale (confinement oblige).

Nous exprimons  toutes nos sincères et amicales condoléances et plus particulièrement les petits-cos de la Vendub’s, nous partageons sa peine

Décès de Michel BIGNAND – extraits de sa carrière militaire et souvenirs

Alain MOREL vient de nous faire part du décès de Michel BIGNAND suite à une longue maladie qui durait depuis plus de 6 mois.

Nous avons été informé par le fils de MOREL, CEM de la BSPP.  Nous avons pris contact avec son fils, Médecin en Chef du SSA. qui nous tiendra au courant de la suite des événements.

La cérémonie d’adieu aura lieu le mardi 18 août à 14h00 à la Chapelle du Val de Grâce

Michel a fait l’essentiel de sa carrière militaire à la BSPP, où il est devenu une “légende”.

La promotion adresse à toute sa famille ses sincères et amicales condoléances.

Un extrait de sa carrière militaire

  • 1961-63 – Corniche La Flèche
  • 1963-65 – 6e/2e Cie Section Delbos
  • 1965-66 – EAI Saint Maixent –  TDM/Inf
  • 1966-70 – 1er RIMa à Granville
  • 1970-72 – CCS de SMA Fort de France
  • 1972-2000 – BSPP Paris
  • Il a commandé la 3e compagnie (Port-Royal), puis le 2e groupement d’incendie (Masséna).
  • 1988 -90 CdC BSPP GI 2
  • 2000 Cabinet d’Audit, conseil en sécurité

 Un commentaire retrouvé dans le bulletin de 1981

Actuellement dans un EM de groupement incendie, en instance d’affectation à l’EM de la Brigade-Bureau opérations. 18 ans de service. C’est le moment du bilan. En 1972, j’ai rejoint par hasard la BSPP où j’exerce depuis 9 ans.Dans l’armée actuelle cette affectation qui m’aurait fait sourire – et même rire -à ma sortie de Coët m’a apporté de véritables satisfactions. Si je ne suis pas breveté, je souhaite rester dans cette unité. En effet, j’exerce comme chef de bataillon un commandement opérationnel sur le terrain en plus du travail d’EM. Je suis actuellement satisfait de mon sort et content de pouvoir le dire.

Encore une intervention réussie pour le paradis des sapeurs-pompiers de Paris

Souvenir de la Section Delbos par Jean-Marie L’Honen

Nous étions quelques uns à profiter des vacances de Pâques 1965 pour aller faire un stage au fin fond de la Bavière afin d’acquérir le brevet de parachutiste de la Bundeswehr.


La photo nous montre à Munich en train de…goûter de la bière. Si mes souvenirs sont bons M Bignand était avec nous.
La seconde est un soir très mouillé où notre section avançait dans une tenue assez particulière. MB était là bien visible !

Décès de Erik FARLEGNI extrait de sa carrière militaire et civile

Nous venons d’apprendre le décès de notre petit co Erik FARLEGNI des suites d’un cancer.

Ses obsèques ont eu lieu samedi 13 juin à 10 h 30 en la cathédrale de Saint Malo (35) située dans les murs de la ville.

La promo adresse à toute sa famille ses sincères condoléances.

Rappel de la carrière de Erik FARLEGNI

  • 1963 –  préparation concours ESM corniche militaire de Bordeaux
  • 1963-65 – EOA Compagnie Kermarrec  (KKSADPDK -la 3)  section Dectot (la 2)
  • 1965-66 – EAABC Saumur
  • 1966-71 – 503e RCC Mourmelon
  • 1971-72 – EAABC  Saumur
  • 1972-73 – EAGendarmerie Melun
  • 1973-77 – Escadron de Gendarmerie mobile Versailles Satory
  • 1977-79 – Commandant la compagnie de Gendarmerie de Chateaulin
  • 1979-1980 – AMT Côte d’Ivoire Abidjan
  • 1980-83 – SIRPA Paris
  • 1983-87 – Direction générale de la Gendarmerie Paris
  • 1987-90 – Commandant du groupement de la Gendarmerie du Finistère Quimper
  • 1991 – Article 5 rejoint Saint Malo Directeur logistique des laboratoires Geomer Saint Malo
  • 1994 – Directeur technique de la SA La Découverte Saint Malo
  • 2000- en retraite à Saint Malo

De Jean-Marie LEVAL le 13 juin

Voici 2 coupures de Ouest France : l’une, avis d’obsèques, d’avant-hier 11 juin, l’autre, de ce jour 13 juin : article en rubrique locale, “dernier hommage”.

C’est par un temps gris et pluvieux que notre Petit Co a fait son adieu, sans précision sur l’inhumation ou la crémation, et un nombre de places limité en la cathédrale soumise aux règles sanitaires

en vigueur. Adieu l’Ami ! JM

 

 

Bonjour les petits-cos, épouses et amis

Bienvenue sur ton site promo

L’annuaire promo a été mis à jour et tu pourras le trouver ICI

[su_note note_color=”#abfab6″]As-tu été voir l’album des photos souvenir : près de 720 photos de 1961 à 1966 à découvrir dans la galerie des souvenirs. Les dernières de la section Cazeaud-Quesnot, sorties du grenier du systus[/su_note]
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Thierry CUENOT a définitivement quitté la montagne qu’il chérissait

Alain BLANCHARD vient de nous apprendre le décès de Thierry CUENOT dimanche 1er mars à 3h du matin. Nous le savions malade depuis plusieurs années mais les événements se sont accélérés cette semaine. Il était en soins palliatifs depuis un mois chez lui puis à l’hôpital.

Obsèques de Thierry : La cérémonie religieuse (qui ne sera pas une messe)  ont eu lieu jeudi 5 à 10 h 30 en l’église paroissiale de Challes les eaux (à 10 km de Chambéry). La promotion était représentée par Bernard PHILIPPE, Xavier FERNIER, Claude POPELKA, Antoine GOURAUD. Il y avait aussi une délégation de l’UNP avec drapeaux et plusieurs anciens chefs de corps du 13ème BCA.

La grande famille des Alpins vient encore de perdre un de ses fervents supporter.

La promo adresse à Annick, ses enfants et petits-enfants toutes ses amicales et chaleureuses condoléances. Nous ne l’oublierons pas.

Pour le moment nous n’avons pas d’information sur la suite des événements, mais venez régulièrement sur le site promo pour en savoir plus.

Hommage rendu par Alain BLANCHARD

J’ai fait la connaissance de Thierry en septembre 1962 en classe préparatoire pour Saint-Cyr, au Lycée Saint-Louis à Paris, la corniche Mangin. 1962 année difficile. Nous en avons gardé des liens assez forts pour subsister encore aujourd’hui.

Thierry a réussi le concours d’entrée dès sa première tentative.

Il sort bien classé de Coëtquidan et choisit l’infanterie métropolitaine. A la fin de l’année d’école d’application à Saint-Maixent, il opte pour un bataillon de Chasseurs Alpins : le 6ème BCA de Grenoble.

Après son stage des capitaines, il prend le commandement du centre de montagne de Beuil. Là, hélas, surviendra un drame qui l’affectera profondément. Au cours d’un exercice, sa compagnie est balayée par une avalanche, deux de ses soldats y laisseront la vie. La presse locale saisit naturellement l’occasion de laisser libre cours à son antimilitarisme, mais il sera blanchit par la justice civile. Il est alors affecté au 9ème RCP de Toulouse, le parachutisme est son autre passion, où il termine son temps de commandement.

Après un passage à Caen, il revient dans les Alpes comme officier montagne du 13ème BCA, puis au centre de préparation militaire de Lyon, puis à Saint-Maixent comme chef de cabinet du général. Il prend sa retraite à Lyon après un court séjour à l’état-major : il est alors Lt Colonel.

Retraite ne signifie par inactivité : commence alors une carrière civile en tant que directeur des maisons des Aveugles à Fourvière, puis de la fondation Furtado à Nice, une hôtellerie réservée aux familles de militaires, ce qui lui permettra de voir passer de nombreuses vieilles connaissances.

Il prend sa retraite définitive à Challes les Eaux en 2005 et consacre une partie importante de son temps à l’aéro-club local.

La promotion « Cinquantenaire du Serment de 1914 » présente ses condoléances à Annick son épouse et à leurs enfants et petits-enfants er s’associe à leur peine.

V 2.0

Rappel de la carrière de Thiérry CUENOT

  • 1962-63 – Corniche Mangin au Lycée Saint Louis Paris
  • 1963-65 – 3éme compagnie Section Moltes
  • 1965-66 – EAI Saint Maixent
  • 1966-71 – 6ème BCA Grenoble
  • 1971-73 – 22ème BCA Nice, chef du centre de montagne à Bueil
  • 1973-1974 – 9ème RCP Toulouse
  • 1974-78 – CIPM Caen
  • 1978-81 – 13ème BCA Chambéry officier montagne
  • 1981-87 – CIPM 57 Lyon
  • 1987-90 – ENSOA Saint Maixent
  • 1990-91 – prend l’article 5  et travaille comme chef des services généraux chez Auchan Lyon
  • 1991-98 – Directeur du Foyer des Aveugles Lyon
  • 1998-2005 – Directeur de la Foundation Furtado-Heime à Nice
  • 2005 retraite à Chailles les eaux près de Chambéry

La section MOLTES 7/1 et 3/1

Commentaires de :

Bernard PHILIPPE le 1er mars

Merci de ce rappel de carrière. Il ne faut pas oublier que cet alpin était un parachutiste de très haut niveau. Un sportif exceptionnel, d’une admirable modestie.

Jean-Pierre SOYARD le 1er mars

Bien triste nouvelle.
Thierry a été longtemps notre proche voisin à Nice, lorsqu’il était le responsable de la fondation Furtado Heine.
Nous avions des liens d’une solide amitié.
Nous assurons Annick de nos pensées les plus chaleureuses et de nos prières .
Jean-Pierre et Gwenaël

Jean-Louis VINCENT le 2 mars

Encore un ami qui disparait.
J’avais revu Thierry à plusieurs reprises notamment lors d’un séjour à Furtado-Heine.
Il nous avait invité à diner chez lui et ce fut un excellent moment.
C’était un gérant moderne et surtout très efficace de la fondation dont il était le gérant.
Et cela en toute modestie.
Condoléances à Annick et à sa famille

Jean-Jacques NOIROT le 2 mars

Nous étions dans la même brigade à Saint Maix.
“J’ai le vertige? Je choisis les r’alpins”
Un homme des défis. Un super petit co! Un vrai copain.

Georges NIETO le 9 mars

Désolé d’avoir loupé ses obsèques que je viens d’apprendre en lisant mes mails! C’est à moi, qui était de sa brigade à St MAIX, qu’il a dit lors d’une séance d”escalade du stage de MONTLOUIS:” Nieto, tiens bon, j’ai le vertige, je vais lâcher”. C’est un P’tit Co que j’ai beaucoup apprécié même si je n’ai pas compris qu’il ait choisi les Alpins. Mais il a dû se dire qu’il fallait savoir affronter ses peurs. Toutes mes sincères condoléances à sa femme et ses enfants!

Adieu à la promotion Plus Grande France

Bonjour, chers petits cos.
Dimitri de Favitski vient de mourir. Ainsi s’éteint la “Plus Grande France”.
L’an dernier, nous avions dissout l’association et Jacques avait réglé les comptes.

La Promotion de la Plus Grande France a écrit une page majeure de l’histoire de notre pays en faisant la guerre sans interruption pendant 26 ans, de 1939 à 1965.

Ils étaient 500, entrés à Saint Cyr l’École en 1938 pour deux ans ; dont 12 étrangers : 4 Roumains, 3 Péruviens, 2 Luxembourgeois, un Estonien, un Syrien et un Iranien.

Un an après, ils étaient nommés sous-Lieutenants et envoyés au combat. Par une ironie de l’histoire, ils vivaient, 25 ans après, ce qu’avaient connus leurs anciens de la Promotion de la Croix du Drapeau, incorporés en 1913 et envoyés au combat en 1914, prestataires de ce “Serment de 14” qui nous a donné notre nom de Promo.

Première conséquence de cette sortie d’École anticipée : ils se connaissaient peu entre eux, ce qui n’a pas empêché, pour la plupart, un attachement viscéral à leur Promo jusqu’à la fin, autour de trois présidents charismatiques et de deux secrétaires acharnés. La deuxième conséquence est plus grave : ils n’ont pas eu du tout la formation de deuxième année. Citons l’un d’entre eux : “Nous avons été très mal instruits, préparant la guerre hippomobile de 1918. Nous avons appris à monter à cheval mais aucun cours de moto ou d’auto, ni technique, ni conduite. Notre formation était du style commando, coups de main, faire des prisonniers ; mais aussi guerre de tranchée, pelle-bêche… Notre habillement et notre armement, à l’exception de l’excellent FM 24-29, étaient ceux de 1918“.

La grande majorité a rejoint les régiments d’infanterie, mais 40 rejoint l’Armée de l’Air, 41 la Cavalerie. Et les 27 qui ont choisi les chars de combat ont été affectés… dans l’Infanterie.

Dans les conditions décrites ci-dessus, leur héroïsme n’a pas suffi. Dès 1940, 61 ont été tués et 190 ont été faits prisonniers, c’est à dire la totalité de ceux qui servaient dans les unités d’infanterie. Beaucoup tentèrent de s’évader, certains à plusieurs reprises. 4 y furent tué, une trentaine a réussi.

Ceux qui n’étaient pas – ou n’étaient plus – en captivité, ont combattu dans la Résistance et la France Libre, en Syrie, à Madagascar, en Afrique du Nord, en Italie et dans les campagnes de France et d’Allemagne. 34 ont été tués.

En 1945, beaucoup ont été volontaires pour lutter, en Indochine, contre le Japon puis contre les Viets. 177 y firent un, deux ou trois séjours. 19 d’entre eux sont morts pour la France. Certains ont connu les prisons Viet après Dien-Bien-Phu.

Puis ce fut l’Algérie : 189 y ont été engagés, 5 morts au combat.

Au total, la Promo compte 120 Morts pour la France, 17 Morts en Service Commandé. Environ 70 ont été blessés au combat.

Un peu plus de 200 ont quitté l’Armée, en 1945 ou après l’Algérie. Ils ont réussi brillamment leur carrière civile. Parmi ceux qui sont restés, 80 généraux dont trois Généraux d’Armée. Ils se sont par la suite répartis dans divers armes et services, dont 21 dans la gendarmerie. Il n’est pas excessif de dire qu’ils se sont couverts de gloire ; le nombre de leurs décorations et citations est impossible à donner sans risque d’erreurs.

Selon un choix subjectif et injuste, voici quelques noms, non pas des plus méritants, mais de ceux qui se sont distingués de manière héroïque ou simplement originale.

– Jacques Barbarin : onze enfants, dont plusieurs religieuses et un cardinal.

– Louis de Bettignies : criblé de balles et laissé pour mort en 1940 ; prisonnier, évadé ; Tunisie, Italie, France ; cinq blessures ; mort pour la France en 1945.

– Maurice Bourgeois : major de sortie, porte-drapeau, premier président de la Promo (1952-1975).

– René de Bourmont : jésuite ; aumônier de la Promo.

– Jacques Chambon : père système ; Commandeur dans cinq ordres nationaux africains.

– Marc Charras : aviateur ; héros de Normandie-Niemen ; abattu en Indochine, mort pour la France.

– Jean-François Clouet des Perruches : Compagnon de la Libération.

– Henri Durteste : moine bénédictin.

– Jean-Paul Etchevery : Général d’Armée ; Gouverneur Militaire de Metz ; auteurs de romans qui ont obtenu un beau succès de librairie.

– Dimitri de Favitski : ENA, Ambassadeur de France ; a terminé sa carrière comme ambassadeur à Chypre ; le dernier mort de la Promo, le 22 janvier 2020.

– Jean Favreau : Général d’Armée ; Gouverneur Militaire de Paris ; assassiné en Gironde par un voyou.

– Robert Granger : a participé, avec Philippe Nicolas, à la grande évasion de l’Oflag 17/A, qui a fait l’objet d’un documentaire vu à la télévision, et qui a inspiré le film américain du même nom.

– Etienne de Grasset : une fidélité exemplaire à sa Promo jusqu’à sa mort à 99 ans.

– Maurice Henry : douze citations ; cinq blessures ; Inspecteur de l’Infanterie, président de la Saint-Cyrienne ; troisième président de la Promo (1992-2014).

– Octave Labussière : Premier trésorier de la Promo (1946-1992).

– Jacques Lalande : blessé en 1940 ; héros des Glières ; torturé ; assassiné par la milice, mort pour la France.

– André Matteï : légionnaire ; héros d’Indochine et en particulier du livre de Paul Bonnecarrère “Par le sang versé” ; lui-même auteur de “Tu survivras longtemps”.

– Georges Mihail : Roumain ; a connu des moments difficiles ; en 2006, peu avant sa mort, a rédigé un vibrant hommage à sa Promo.

– André Nau : carrière courte ; deuxième secrétaire de la Promo (1975-2013).

– Philippe Nicolas : a participé à la “grande évasion” avec Robert Granger (voir à ce nom).

– Jean Nos : A 96 ans, donnait des conférences, écrivait pour la Promo et la St Cyrienne.

– Lucien Poirier : stratège ; enseignant et écrivain.

– Jacques Richard : secrétaire général de l’UNR ; sénateur ; député.

– Jean Richard : Général d’Armée ; major d’entrée ; a perdu le bras droit en 1940 ; a commandé Coëtquidan ; Inspecteur de l’Armée de Terre ; deuxième président de la Promo (1975-1992).

– Georges Roudier : a perdu le bras droit en 1945 à Hanoï contre les Japonais ; Commandant la Région Militaire de Rennes.

-Christian Sandrin : deuxième trésorier de la Promo (1992-2002).

– Jean Souriau : a commandé la Promotion “Serment de 14” (1963-65).

– Paul Taro : quatorze citations ; héros d’Indochine (3 séjours) ; mort pour la France à la tête du Bataillon de Marche Indochinois en 1953.

Jacques Vilcoq : premier secrétaire de la Promo (1946-1975).

La Promotion de la Plus Grande France a été marquée dans sa chair, par ses morts pour la France, par ses blessés. Elle l’a été tout autant dans son âme. Lancée dans la tourmente de 1940 sans préparation et sans équipement, elle a subi, malgré son héroïsme, l’humiliation des camps allemands. Engagée ensuite dans des guerres mal soutenues par la Nation, elle n’a pas reçu les marques de reconnaissances qui lui étaient dues. Malgré cela, seuls ou soutenus par des épouses admirables, nos anciens ont continué à servir dans l’honneur et la foi en notre pays, exemples et symboles toujours vivants de ce qui fait la France encore plus grande.

Jacques DELAIGUE et Bernard PHILIPPE.

Le mot du Père Système

Ainsi va la vie….. Cette extinction me touche aussi d’assez près. J’ai été – selon les périodes – assez lié avec certains d’entre eux : Henry , Naud bien sûr, de Grasset,…
A chacune de leurs réunions promos auxquelles j’ai assisté avec Marie-Françoise, nous avions droit à un banc d’honneur ” les Petits Célérier” !
Ce fut une grande et belle promotion; ils sont tous maintenant au grand calme du paradis des Cyrards, où nous les rejoindront inévitablement.
Un grand merci à vous deux Bernard et Jacques, pour les avoir accompagnés jusqu’au bout. Je sais qu’ils vous en étaient très reconnaissants.

Le message de Paul GEZE, Père système de la Delestraint

Chers parrains et bazar,

Avec tous les officiers de la promotion Général Delestraint, nous nous associons à la peine de voir s’éteindre une promotion marraine.

Toutefois, si, comme vous l’écrivez Philippe dans le mot du Père Système, ils ont rejoint le grand calme du paradis des Cyrards, il n’en demeure pas moins que leurs exploits sont inscrits dans notre histoire et que cette promo peut encore être évoquée comme faisant partie de celles qui ont participé à la libération de notre pays.

J’ai encore en mémoire les mots d’André Nau évoquant, le jour de notre parrainage, ses camarades disparus dans la tourmente des années 40-45 puis en Indochine. Cela a marqué le jeune officier que j’étais à l’aube de ma carrière militaire.

J’imagine que quelques veuves vivent encore. Nous sommes en mesure de vous aider à maintenir le contact avec elles.

Bien cordialement,

Le Serment de 1914, mythe ou réalité – Notre insigne de promotion

Le 21 juillet 1914, à 21 heures, les officiers de la promotion MONTMIRAIL baptisèrent leurs bazars.

Écoutez le récit du Serment de 1914 lu par l’EOA Bernard PHILIPPE

Le récit traditionnel

Dans l’après-midi, le “Conseil des Fines de la Très-Bahutée Promotion MONTMIRAIL” avait pris la décision suivante : en raison des circonstances exeptionnelles, la promotion de première année sera baptisée ce soir à 21 heurs devant le coquillard. Le baptême sera simple, militaire, sans aucun cérémonial.

Il n’y eut pas un cri, pas un chant. Dans la nuit tombante devant les “hommes” rassemblés, VOIZARD, le Père Système, dit simplement : “Je vous salue officiers de la CROIX DU DRAPEAU“.

Puis les CROIX DU DRAPEAU s’avancèrent, raidis par l’émotion ; à mesure on distinguait les éclairs pointus des baïonnettes, le balancement des mains gantées de blanc, l’alignement parralèle des casoars que le vent de la course ébouriffait. Les deux promotions se saluèrent et dans un élan se confondirent.

Soudain une pensée folle mais merveilleuse jaillit, une pensée faite de panache, de gloire, de sang : “Jurons, dit ALLARD MEUS, jurons de monter la première fois à l’assaut en casoar et gants blancs. Tous ceux qui étaient présents prêtèrent ce serment” …

Le serment de 1914… Le 22 août 1914 les sous-lieutenants ALLARD MEUS et Alain de FAYOLLE tombaient à la tête de leurs sections : ils s’étaient gantés de blanc et coiffés du casoar pour mourir …  Le serment était tenu …

Un peu d’héraldique : notre insigne promo

L’insigne de la promotion CINQUANTENAIRE DU SERMENT DE 1914, dessiné par François BAURE, reprend cet événement . En 1964, le Vieux Bahut était en ruine et, en dehors de quelques murs en mauvais état, seule la porte principale était encore debout. C’est ce souvenir du Vieux Bahut que François BAURE a représenté.

Certains « p’tits côs » m’ont demandé par « courriels » l’exacte « symbolique » de notre insigne Promo . La voici donc, telle qu’elle fût déposée au 1°semestre 1964,  puis homologuée ensuite en terme héraldique .

Doré et émaillé. Rectangle en métal argenté. Brochant sur le fronton du portail de l’Ecole de Saint-Cyr gravé en creux sur fond d’argent et qui symbolise “l’Ancien Bahut” . Silhouette vue de trois-quarts dos d’un Saint-Cyrien d’or et d’émail noir, le bras droit levé dans le geste du serment. Shako bleu, casoar rouge et blanc, épaulette rouge, gant blanc, attributs traditionnels des Elèves-Officiers.

Le fond du portail, le visage, la vareuse et la partie inférieure de l’insigne sont d’émail noir, rappelant que le serment fut prêté de nuit. En bas à droite les deux dates “1964” et “1914” en chiffres d’or sont disposées de façon à faire ressortir le chiffre “4” qu’elles ont en commun, unissant fermement les promotions à cinquante ans d’intervalle. En bas à gauche, la pointe dirigée vers le haut, épée en relief à garde d’or et lame d’argent.

François BAURE “Manfred”

Le Serment de 14, mythe ou réalité

Le site du Centre de recherche des Ecoles de Coëtquidan propose le texte suivant

En août 1914, la réalité a rattrapé la fiction. Parmi tous les élèves qui se sont succédés à Cyr de 1870 à 1914, nombreux sont ceux qui disparaissent, et avec eux leurs rêves de gloire, dans les tranchées de la Grande Guerre. La guerre de 14, guerre des masses et des hécatombes, ne laisse plus la place à la valeur personnelle des combattants. Quelle déception pour ceux qui autrefois pastichaient Cyrano de Bergerac ! Les sous-lieutenants Meeus et Fayolle de la promotion Montmirail, auteurs des  « Poupées de Cyr », périssent dans l’anonymat des 150 000 morts français d’août 1914. Enfin presque dans l’anonymat ! En tombant au feu, Jean Allard-Meeus est entré dans la légende saint-cyrienne, puisque son nom sera désormais attaché au mythique « serment de 14 ».

Le serment de 14 : mythe ou réalité ?  Certains élèves-officiers ont laissé des témoignages qui ne laissent planer aucun doute : la promotion n’a pas prêté ce serment. Pour le général Humbert, major de promotion de la Montmirail, « Il n’y a pas eu, le 30 juillet 1914, de serment collectif d’aller au combat avec casoar et gants blancs. Il y a eu un cas historique de départ à l’assaut avec casoar et gants blancs. C’est celui d’Alain de Fayolle, de la Croix du Drapeau. Je ne connais aucun camarade qui soit parti au combat avec casoar et gants blanc  ».

Pour le général Jean Regnault, de la Croix du Drapeau, le serment n’a jamais eu lieu sous la forme que lui prête la légende :

« Et le serment ? Les gants blancs ?

Les gants blancs. Nous les avions tous dans la musette car nous savions la vieille tradition de se mettre en gants blancs pour la bataille.

Le serment. Il n’a jamais eu lieu sous la forme que lui prête la légende.

Ce qui s’est passé, je le retrouve dans les historiques de Saint-Cyr car je n’en ai entendu parler que bien plus tard. Dans une chambrée, le soir du baptême, Allard-Meeus et un groupe d’une quinzaine, une vingtaine peut-être, firent serment de mettre casoar et gants blancs pour le premier assaut. Une dizaine de noms sont connus et parmi eux Alain de Fayolle. Il n’est pas parti follement à l’assaut comme on nous l’a représenté, mais sa section éprouvée, arrêtée sous le feu, les hommes plaqués à terre et ne voulant plus se relever, il mit posément son casoar au képi, enfila ses gants blancs et se relevant, leur cria : « Et maintenant allez-vous me suivre ? ». Galvanisés par son sang-froid, ils s’élancèrent ; lui tomba  ».

Seuls quelques élèves de la Montmirail, dont c’était le triomphe, et de la Croix du Drapeau, dont c’était le baptême, ont vraisemblablement prêté ce serment au moment de quitter l’école. Selon le capitaine Albert Paluel-Marmont, « un certain nombre [d’élèves] qui étaient restés groupés autour d’Allard-Meeus – il y avait Alain de Fayolle, de Blottefière, Durosoy, Hachette, de Salins, d’Ampherney, Robert de Saint-Just, Perrault, Poussin, Castelnau, de Brésis, de Rigaud et d’autres – furent pris d’une pensée folle. Oui, dit Allard-Meeus, jurons de monter la première fois à l’assaut en casoar et gants blancs ! Et tous ceux qui se trouvaient la prêtèrent ce serment  ».

Sous-lieutenant au 50e  régiment d’infanterie, Fayolle est tué à Névraumont en Belgique le 22 août 1914, le même jour que son camarade Allard-Méeus et 23 de ses camarades de la Montmirail